Critique Fenêtre sur cour

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« Fenêtre sur Cour » met en scène Jeff, un reporter/photographe qui, à la suite d’un accident, se voit contraint de rester chez lui, immobilisé dans un fauteuil roulant. Ayant pour habitude d’observer les moindres faits et gestes de ses voisins, de nombreux indices vont l’amener à penser que l’un d’entre eux serait coupable du meurtre de sa femme.

Cinéma à l’état brut, technique divine, intrigue fascinante, Hitchcock n’a pas besoin d’artifice et n’en a jamais eu besoin. Ce que certains définiront comme « un condensé Hitchcockien » est un classique, une perle du film à suspens. Placé en position de voyeur suprême, plaisir coupable de James Stewart, le spectateur se retrouve immergé dès les premières secondes au coeur de la pièce principale, ne pouvant détourner le regard des immeubles voisins mais aussi de l’écran. Ingéniosité d’une mise en scène alternant champ/contrechamp et effet de voyeurisme durant la majeure partie du film, le regard du spectateur ne sortant jamais de l’appartement, au même titre que le regard de James Stewart. Tenu d’une main de maître, chaque plan traduit un amour du perfectionnisme, une maîtrise de l’art du regard, une dévotion au 7ème art. Thriller subjuguant à la montée en intensité crescendo, il est inutile de chercher la fausse note. À ce sombre récit, Hitchcock apporte une teinte d’amour et d’humour au travers du couple étincelant : James Stewart et la magnifique Grace Kelly. 50 ans après sa sortie, l’éloge à l’égard du film ne faiblit pas, pour cette grande leçon que Hitchcock a donné au cinéma.

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Par Mat

Critique Orange Mécanique

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« Orange Mécanique » est certainement l’oeuvre d’anticipation la plus marquante du 7e art. Dans les mains du génie visionnaire Kubrick, le roman d’Anthony Burgess devient monument de cinéma. Le jeune Alex, chef de bande de 3 « droogies », incarnation du mal, est ici interprété par un Malcolm Mcdowell terrifiant, au regard glaçant. Ses maîtres mots : violence, sexe et débauche. A la fois dérangeant et fascinant, « Orange Mécanique » est une oeuvre singulière à l’esthétique divine, un combat chorégraphié sur un air de Neuvième Symphonie. Kubrick choque mais dénonce, au travers du cercle vicieux de la violence, une société corrompue, oscillant entre violence physique et symbolique. Une oeuvre pessimiste au plus haut point, représentant un indispensable de Kubrick.

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Par Mat

Critique Fahrenheit 451

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Adaptation du roman phare de Ray Bradbury, François Truffaut était certainement l’un des réalisateurs français les plus aptes à adapter celui-ci sur grand écran, du fait de son amour inconditionnel pour la littérature. « Fahrenheit 451″ est un roman d’anticipation nous plaçant dans une époque futuriste dans laquelle la lecture est formellement interdite. Le protagoniste Guy Montag appartient à cette brigade de pompiers chargée de faire disparaître l’existence de la littérature. Jusqu’à ce que Montag lui même en arrive à transgresser les règles, cherchant à découvrir ce qui se cache derrière ces livres. Film OVNI, en marge de la filmographie de Truffaut, « Fahrenheit 451″ se révèle être une adaptation des plus fidèles, retranscrivant parfaitement l’ambiance, atmosphère générale du roman. Décors et images avant-gardistes viennent parsemer le film, relatant une époque futuriste des plus obscures et despotiques, accompagnés d’une bande son en harmonie avec le contexte. On pourrait cependant reprocher les quelques lenteurs, les effets kitchs, ou encore une évocation trop rapide de certaines parties, même si cela n’entache pas la qualité globale du film.

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Par Mat

Critique 12 hommes en colère

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Avec « 12 hommes en colère » : Sidney Lumet réalise son oeuvre ultime . Le destin d’un jeune homme accusé du meurtre de son père est remis entre les mains de 12 jurés. Tout semble l’accuser, son destin scellé, jusqu’à ce que le 8 ème juré se lève et s’oppose à sa condamnation. Dès cet instant Sidney Lumet captive, combinant mise en scène épurée et scénario brillant, duquel résulte un huit clos à l’atmosphère oppressante et étouffante dont lui seul avait le secret (« Un après midi de chien »). « 12 hommes en colère » constitue aussi bien un film juridique précurseur, qu’un plaidoyer contre la peine de mort. Reposant sur des dialogues subtils et recherchés, le film ne s’essouffle jamais. De plus celui-ci est porté par des acteurs tous plus convaincants les uns que les autres, Henry Fonda en tête. Un classique du genre qui n’a pas pris une ride. A ne manquer sous aucun prétexte !

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Par Mat

Critique Le Petit Fugitif

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Trop longtemps oublié, « Le Petit Fugitif » est à  la fois un monument du cinéma indépendant Américain, ainsi qu’une source majeure d’inspiration pour « La Nouvelle Vague Française », en particulier « Les 400 coups » de Truffaut. Morris Engel nous conte l’histoire du jeune Joey, victime d’une sombre farce de la part de son grand frère, se faisant passer pour mort. Se croyant coupable du pseudo meurtre, le jeune Joey fugue. De Brooklyn à Coney Island, du regard fasciné aux plages bondées, des attractions à la tentation : « Le Petit Fugitif » est un magnifique moment d’errance et de découverte aux côtés du jeune protagoniste, un retour à l’âge de l’innocence. Sublimé par le noir & blanc, réalisme épatant (caméra 35 mm au coeur de la foule) et un casting plus vrai que nature : « Le Petit  Fugitif » fait partie des films à voir pour tout cinéphile, ne serait ce que pour son influence dans l’histoire du cinéma.

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Par Mat

Critique Duel

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« Duel » représente l’un des plus grands tours de force de Spielberg. En plus d’être un exercice de style parfait sur le plan technique, ce road-movie aux allures de film d’horreur ramène le spectateur à ses peurs originelles (la loi de la nature). Au volant de sa voiture, cette victime de l’American Way of Life, va se retrouver entraînée dans une traque infernale : poursuivie par ce camion déshumanisé, véritable prédateur (que l’on retrouvera tout au long de l’oeuvre de Spielberg : le requin dans « Les Dents de la Mer », le T-Rex de « Jurassic Park » …). Le protagoniste comme le spectateur sont confrontés à un suspens novateur, mélangé à une pointe de style Hitchcockien, donnant lieu à des scènes d’anthologie (scène du bar, cabine téléphonique …etc). Tourné en seulement 13 jours, avec le strict minimum : une voiture, un camion, le désert Californien ; « Duel » relève de l’exploit, ouvrant la route à un homme qui 40 ans plus tard ne cesse de se réinventer.

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Par Mat

Critique Million Dollar Baby

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Ton noir, sur un fond de jazz moderne, le film démarre. Placé d’entrée de jeu au coeur du ring où les coups pleuvent. Morgan Freeman nous énonce les valeurs de la boxe : persévérance et humilité. « Million Dollar Baby » nous conte la vie de deux protagonistes : Frankie Dunn entraineur de boxe, rejeté depuis plusieurs années par sa fille, ainsi que Maggie Fitzgerald, jeune femme de 31 ans aux rêves impossibles. Thème Eastwoodien par excellence : la filiation. D’une intensité rarement vue, dès la première seconde, Eastwood nous donne la couleur. Flottant entre le fascinant et l’éblouissant, son humanisme se déploie aux côtés de la dureté. Ombres et lumières se confondent, nous révélant la profondeur des sentiments de chacun. Un casting des plus talentueux : Hilary Swank se transcende : force de caractère et rêve à accomplir. Guidée par un Morgan Freeman, second rôle en or, incarnation même de la sagesse.Puis on aperçoit au fond de ce couloir désert, marchant calmement, la silhouette de l’inspecteur Harry. A la fois dur comme un roc, et d’une fragilité inouie, Clint Eastwood livre sûrement une de ses plus grandes performances. Complicité poignante, Frankie Dunn renaît au travers de la volonté de Maggie. Eastwood ne surenchère jamais. Accompagné de sa mise en scène sombre il nous livre une histoire bouleversante ! Paul Haggis nous prouve de nouveau qu’il est un des plus grands scénaristes. Relations humaine, film de boxe, questions de société, drame poignant … Eastwood jongle sur tous les fronts avec une facilité déconcertante. Ce très beau drame restera marquée d’une pierre blanche dans la carrière de l’inspecteur Harry ! 10 ans après « Sur la route de Madison », Eastwood impressionne de nouveau.

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Par Mat

Critique Super 8

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Il y a 30 ans sortait l’ovni de Steven Spielberg : E.T. Magique et émouvante, cette pépite de Spielberg s’inscrivit comme la référence culte en matière de science fiction. 2011, J.J. Abrams jeune réalisateur prometteur prend la relève. La tâche va se révéler plus ardue qu’il n’y parait. « Super 8″: c’est 6 ados, une catastrophe ferroviaire et des phénomènes inexplicables. D’entrée de jeu, le ton est donné! J.J. Abrams opte pour l’aspect rétro, old school. Plongé au coeur des Etats Unis des années 70-80, au fin fond d’une ville de l’Ohio, guidé par de jeunes protagonistes caricaturaux (le geek, le passioné d’explosifs …etc) menant leur enquête, rappelant étrangement « les Goonies » de Richard Donner. Réputé pour ses scénarios casse-tête et complexes J.J. Abrams étonne. Un retour en enfance parfaitement transposé grâce à une réalisation subtile et habile. Un condensé de » E.T » et « District 9″ auquel Abrams vient ajouter sa patte « Cloverfield ». Une photographie lumineuse et éclatante de couleurs vives qui a pour faculté d’émerveiller le spectateur à chaque plan. Comme à son habitude, J.J Abrams nous gratiphie d’une entrée en matière épatante pouvant faire palir un certain Michael Bay. Porté par de jeunes talents, tous plus ou moins prometteurs (mention spéciale à Elle Fanning), Super 8 représente une alternative à Avatar et aux autres blockbusters actuels. Seulement, on retrouve ici une caractérisque plutôt déplaisante de J.J Abrams, à savoir : l’effet « Lost ». Une première partie représentant un très bel hommage à Spielberg, laissant penser que Super 8 aurait sa place au panthéon du cinéma de Science Fiction. Malheureusement lors de la seconde partie, le doute plane. On peut reprocher à Abrams de céder à la facilité, multipliant les scènes d’actions grand spectacle, faisant passer « Super 8″ pour un film pop corn. De plus Abrams n’apporte pas réellement sa touche personnelle. On a d’avantage l’impression de voir du « réchauffé ». Super 8 divise. Certains apprécieront le côté nostalgique, mixant le cinéma d’aventure et de science fiction des années 80, alors que d’autres condamneront le manque d’originalité. Malgré tout Super 8 reste un bon film ayant le mérite de réunir toutes les générations.

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Par Mat

Critique Omar m’a tuer

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Il était temps de se remémorer, d’énoncer clairement les faits, mais surtout, de rétablir la vérité. C’est désormais chose faite! 10 ans auparavant, Ghislaine Marchal morte dans sa cave, une inscription en sang, « Omar m’a tuer ». Roschdy Zem prends pour la seconde fois les commandes derrière la caméra et renouvelle l’expérience 5 ans après « Mauvaise Foi ». Le constat est simple, Roschdy Zem revêt l’étoffe des grands, marquant d’une pierre blanche son passage à la réalisation. Pris aux tripes dès la premiere minute, frappé de plein fouet face à ce sentiment d’injustice accentué de manière crescendo! Roschdy Zem nous livre une mise en scène sincère, juste mais tout aussi pudique. Force est de constater l’ingéniosité de l’opposition entre, le plaidoyer, ici, nuancé et la terrible cruauté à l’égard de l’accusé; Un homme que tout accuse, seul, face à une justice impitoyable et sans vergogne : autrement dit, perdu d’avance. En première ligne on retrouve, Sami Bouajila, valeur montante du cinéma francais n’ayant clairement plus rien à prouver de l’étendue de son talent. Au delà de la transformation physique, Bouajila se transcende! Epoustouflant de justesse. Une performance profonde débordant de sincérité qui éclipse en grande partie le reste du casting. Seul Denis Podalydès s’accroche tant bien que mal à cette avalanche de talent. On pourra certes, reprocher sa durée ou encore une évocation trop rapide de l’enfer qu’a pu vivre Omar Raddad en prison. Mais ces manques n’entachent pas la qualité générale du film. Bouleversant, déstabilisant et poignant, « Omar m’a tuer » ne laissera personne insensible et indifférent . Roschdy Zem et Sami Bouajila jouent dans la cour des grands ! Ils s’affichent inconstestablement comme de futurs monuments du cinéma français. La concurrence n’a qu’a bien se tenir !

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Par Mat

Critique Il n’est jamais trop tard

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« Déjà vu ! », voilà le maître mot qui définit la sensation à la sortie de « Larry Crowne » . Trois ans que l’on n’ avait pas vu Tom Hanks au cinéma; Autant dire que son retour était attendu par les admirateurs du grand « Forrest Gump » . Après « That Thing You Do » sorti en 1997, Tom Hanks se rééssaye à la réalisation dans un genre particulèrement pratiqué ses dernieres années : la comédie romantique . Commençons tout d’abord par le casting ! Riche en talent : Tom Hanks, Julia Roberts, Bryan Cranston ! Des têtes d’affiches pour le moins talentueuses . Tom Hanks se montre toujours au top, dévoilant sa large palette d’émotion et la profondeur de son jeu d’acteur, passant du rire aux larmes. Une Julia Roberts des grands jours avec un charme intact qu’elle conserve depuis Pretty Woman . Mention spéciale à Bryan Cranston qui prouve de nouveau qu’il est un grand acteur largement sous estimé . Certains seconds rôles se montrent talentueux, d’autres fades . L’alchimie entre Tom Hanks et Julia Roberts fonctionne à 100% et nous offre un très bon duo qui prête à sourire à de nombreuses reprises . Seulement, de nombreux points négatifs viennent faire contre-poids . En effet, Tom Hanks se montre parfois maladroit derrière la caméra, s’écartant du fil conducteur et multipliant des scènes sans grand intérêt et n’apportant pas de réel avancement à l’histoire. Une réalisation conventionnelle qui aura du mal à se démarquer de l’importante concurrence, la prise de risque étant minime . Bien que le film soit parsemé de situations amusantes, on peut reprocher un certain manque de « punch », étroitement lié au scénario grandement prévisible . A défault d’être original « Larry Crowne » fait passer un moment agréable par sa fraicheur et sa légèreté et ravira les amateurs de comédie romantique .

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Par Mat


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